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Poulailler mobile

RAILLON , LUDOVIC

poulailler mobile

La démarche

Ludovic Raillon est éleveur de volailles fermières à Saoû depuis 2009 (environ 4000 animaux). Il a choisi de conduire l’élevage de ses poules, pintades et dinde en plein air, dans des parcours enherbés et boisés. Pour l’alimentation, il a choisi d’utiliser des céréales produites sur sa ferme, qu’il complémente avec un aliment acheté à une entreprise drômoise (ETS Barnier). Ludovic utilise la phytothérapie à travers l’alimentation de ses animaux. En effet, il demande à l’entreprise qui le fournit d’ajouter de l’ail, de l’origan et du thym.Cependant, l’originalité de l’exploitation de Ludovic, ce sont ces bâtiments d’élevage.

 

L’éleveur a choisi d’abriter ses poules (surtout pour la nuit) dans des poulaillers mobiles ou « marensines ».

 

 

D’où vient ce projet – à quelle problématique il répond :

 

Les poulaillers mobiles sont des cabanes en bois, de 60 m², que l’on trouve à l’origine dans les Landes, traditionnellement dans l’élevage des poulets jaunes des Landes.

 

Pourquoi c’est innovant :

 

Ce type de bâtiment d’élevage est innovant, par rapport aux bâtiments plus conventionnels d’élevage de poulet de chair, par sa taille et par son caractère mobile. En effet, les marensines ont une surface de 60 m² ce qui est relativement petit par rapport à certaine bâtiment « classiques » qui peuvent atteindre plusieurs centaines de m². Enfin c’est surtout le fait que ces cabanes puissent être déplacées qui rend cette technique innovante.

 

Comment ça fonctionne ?

 

L’ossature du poulailler mobile est principalement en bois ce qui en fait une structure assez légère. La cabane est posée à même le sol. Lorsqu’il souhaite la déplacer (habituellement entre deux lots), Ludovic fixe alors des roues sous la charpente et les déplace à l’aide d’un tracteur.

 

 

 

Aspects financiers

Un poulailler coûte à peu près 7000 euros, ce qui lui fait 35 000 euros pour ses cinq cabanes. A cela, il faut ajouter les frais de clôtures et d’aménagement de l’intérieur des poulaillers (mangeoires, abreuvoirs…). Au total cela représente environ 50 000 euros d’investissement.

Points forts et difficultés

Quels sont les grands points forts:

Une meilleure gestion sanitaire : cela permet d’éviter l’accumulation de déjections animales et la prolifération de pathogènes

Régénération des sols : le fait de laisser au moins 6 mois le sol nu à un emplacement permet la régénération de plantes et du sol.

Une meilleure intégration des bâtiments d’élevage au paysage : ces petites cabanes en bois se fondent bien dans le paysage.

Réduction du temps de travail : il ne faut « que » trois heures à Ludovic pour déplacer un poulailler, le laver et le préparer pour le prochain lot.

Quels ont été les difficultés, les adaptations, les points de vigilance

Ces structures restent assez fragiles.

L’éleveur achète des poulets déjà démarrés (50 jours) car pour lui ces installations ne sont pas assez bien isolées pour des poussins.

Ressources

Chambre d’agriculture des Landes

http://www.landes.chambagri.fr/fileadmin/documents_CA40/Internet/elevage/volailles/2014_poulets_Liberte.pdf

La France Agricole

http://www.lafranceagricole.fr/article/des-batiments-mobiles-pour-les-poulets-jaunes-des-landes-1,0,42285219.html

Une autre vidéo sur les cabanes landaises

https://www.youtube.com/watch?v=K6MSNXfO260

Plan d’un poulailler mobile par l’atelier paysan 

https://www.latelierpaysan.org/Poulailler-mobile-2444

La poule des 3 becs