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Autonomie alimentaire en élevage caprin

INES DE RANCOURT, DANIEL GILLES

autonomie alimentaire chevres

La démarche

Inès DE RANCOURT et Daniel GILLES, installés depuis 2011 en élevage caprin, l’exploitation est en agriculture biologique sur 27h (luzerne, orge, prairies) avec un troupeau de 60 chèvres chamoisées cornues. Production de Picodons et fromage frais de chèvres. Accueil à la ferme : Chambres d’hôte/ gîte et relais avec le label Accueil Paysan. Vente de fromages à la ferme et sur les marchés de SAOU.

 

D’où vient ce projet – à quelle problématique il répond :

Nous avions des terres disponibles et c’était une évidence que de les valoriser.

Comment ça fonctionne ?

Nous cultivons 27ha en luzerne, en orge, ainsi que des prairies permanentes pour le foin.

Nous sommes en autonomie fourragère, ce qui signifie que nous arrivons à nourrir nos chèvres avec ce que nous produisons sans avoir besoin d’aller acheter en extérieur, sauf les compléments en sel et en minéraux, que nous n’avons pas encore appris à produire ! Mais un maximum, nous faisons pâturer nos animaux dans nos bois et nos prairies.

Depuis 2010, nous fauchons les prairies Natura 2000 en adjudication en forêt de Saoû, propriété du Conseil Général de la Drôme.

La conduite du troupeau, le niveau laitier et le volume produit doivent être adaptés aux potentialités du milieu et aux surfaces disponibles. Nous sommes en zone d’altitude où le potentiel des terrains est limité.

Aspects financiers

Une exploitation très autonome se doit d’être performante économiquement. Il ne faut pas que l’autonomie engendre une forte limitation des volumes produits et une surcharge de travail importante.

Points forts et difficultés

Avantages :

-          Le coût est moindre que si on devait acheter du fourrage, le prix des matières premières utilisées dans l’alimentation des animaux est extrêmement volatile. Or pour s’assurer de notre revenu, nous avons besoin d’une stabilité des prix de notre approvisionnement.

-          S’assurer de la qualité de l’alimentation

Difficultés 

-          Manque de  place pour stocker

-          Manque de matériel : Il faut différents silos pour ventiler

-          Manque certaines années de parcelles labourables

- Le temps et le climat

Conseils de DANIEL GILLES

C’est une réelle organisation du travail concilier le travail des champs, le suivi du troupeau et assurer les rotations correctes des parcelles.

 La priorité doit rester l’autonomie en fourrage pour l’ensemble du troupeau et arriver à développer le pâturage.

 

Cela nécessite de conduire de nombreux engins agricoles et il faut avoir des connaissances en mécanique

Alimenter ses animaux par sa propre production de fourrage.