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Implanter un blé dans une luzerne vivante

Tissot, Jean

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La démarche

Présentation de la ferme 

M. Tissot est installé depuis 32 ans dans la plaine d’Eurre à la Ferme des Ramières. Il produit de l’ail, du blé, du pois chiche et du grand épeautre sur 26ha en bio, depuis 30 ans qu’il transforme en farine. Il a en effet construit une minoterie dans sa ferme. Il a aussi transformé une partie de sa ferme en salle de concert et salle de danse et une autre partie en gite.

D’où vient ce projet ?

Il aime expérimenter des itinéraires techniques innovants. Il constate qu’avec les périodes de sécheresses estivales et automnales dans la Drôme, il est de plus en plus compliqué d’implanter des engrais verts entre deux cultures. C’est pour ça qui il a choisi de cultiver sous couvert déjà en place.

Pourquoi c’est innovant ?

C’est innovant d’implanter du blé dans une autre culture en place. De plus, ici Jean a également testé une partie de la parcelle sans labour pour pouvoir comparer l’effet du travail du sol.

Comment ça fonctionne ?

Semis :

Le blé est semé après deux passages de déchaumage pour bien nettoyer la luzerne et éviter qu’elle n’envahisse le blé plus tard. La densité n’est pas changée par cette technique.

Développement :

Une fois le blé moissonné, la luzerne pourra se développer plus amplement.

Remarque : Jean a aussi pris l’habitude de semer des engrais verts au printemps/ sortie d’hiver dans toutes ses céréales.

Aspects financiers

Le sans labour et donc un travail du sol par déchaumage est plus économique que la charrue.

Points forts et difficultés

Les points forts :

L’association d’une légumineuse à une céréale permet d’apporter un peu d’azote organique. Cela permet aussi une bonne exploration du sol car les deux familles de plantes ont deux systèmes racinaires complémentaires : fasciculé et pivot.

L’occupation du sol par la luzerne permet de maîtriser l’enherbement du blé.

Cela permettra à moyen terme d’augmenter le taux de matière organique

La luzerne a des racines très profondes qui permettent de créer une bonne porosité du sol.

Le fait de mener l’engrais vert simultanément à la culture permet une bonne implantation de celui-ci dans des meilleurs conditions d’humidité que s’il avait été implanté à l’automne (période très sèche depuis quelques années dans la Drôme).

Les difficultés- les points de vigilance

Il faut vraiment maintenir la luzerne propre dès le départ.

Il faut faire attention à la faim d’azote du blé.  

Conseils de Jean

Pour comprendre et éviter les problèmes de faim d’azote, Jean envisage de faire suivre ces parcelles par un technicien.

Ressources

Jean Tissot a expérimenté l’implantation d’un blé dans une luzerne vivante.